Et si le Social Media Marketing était un feu de joie ?

Si la publicité était un feu d'artifice, le marketing social serait un feu de joie Dixit John V Willshire du blog Feeding the puppy et Directeur de l'innovation chez PHd.

J'ai particulièrement aimé cette analogie et les images simples qui permettent d'illustrer parfaitement ou d'expliquer simplement à quelqu'un, les grandes différences entre le marché de la publicité traditionnelle et celui, en plein développement, du social media marketing ou marketing des médias sociaux en bon français dans le texte.

En résumé les points clés à retenir de la présentation de John V Willshire :

A propos d'un feu d'artifice (ou de la publicité) :

- Il accapare immédiatement l'attention
- S'il est réussi, il produit des réactions comme des "ooohh", "ahhhh"
- Il attire des personnes de tous les alentours
- Souvent, il est prêt à l'emploi et pré-packagé, il suffit d'allumer et de prendre du recul
- C'est si facile que tout le monde peut en faire, comme la publicité...

MAIS :

- Il s'illumine très vite et meurt tout aussi vite
- Il doit tout le temps étinceler pour conserver l'attention
- Pour tout le temps étinceler, il revient cher
- Il s'agit d'une course à l'armement, il doit toujours plus gros, plus brillant, plus fort

A propos d'un feu de joie (ou du social media marketing) :

- Il demande du temps pour la préparation et de l'expérience pour le réussir
- Il peut rater la première fois mais on peut toujours recommencer
- On peut utiliser à peu près tout ce qu'on trouve sous la main pour l'allumer
- Au début on peut se retrouver être seul pour le faire
- Puis au fur et à mesure des amis vont se joindre autour
- Puis de plus en plus d'amis viendront car...
- C'est un endroit où les gens aiment passer du temps et partager
- Puis spontanément, les amis vont commencer à vous aider à l'entretenir
- Et plus d'amis, c'est plus de bois pour le feu, plus de bois c'est un feu plus grand, un feu plus grand c'est plus d'amis autour
- Avec un démarrage modeste, vous pouvez vous retrouver avec quelque chose d'assez surprenant, comme pour les réseaux sociaux...

La conclusion de John V Willshire, ce n'est pas de prédire la fin de la publicité, mais la nécessité aujourd’hui d'utiliser les 2 médias : publicité et médias sociaux.

Ainsi si vous faites déjà de la publicité, ne laissez pas disparaitre dans la nature les gens que vous avez réussi à toucher avec votre feu d'artifice et proposez leur de rejoindre un feu de joie (votre réseau social). A l'inverse si vous faites déjà correctement du social media marketing, n'hésitez pas à faire un peu de publicité pour attirer de nouvelles personnes.

Mais dans tous les cas, jeter un feu d'artifice dans un feu de joie n'est pas une bonne idée...

A lire également les 2 autres parties complémentaires de l'exposé de John V Willshire ici et , ainsi que la contribution de Daniel Goodall Digital Media Planner chez Nokia à propos de cette analogie du feu de joie et du social media marketing.

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Commentaires

1. Le samedi 29 août 2009 à 21:02, par Nico

Bonjour,
en fait on voit depuis 2000 de nombreux leviers qui sont hypes ... pendant quelques années (SEA, SEO, accessibilité web, réseaux sociaux). Qu'en sera-t-il d'ici deux ans ? Actuellement le SMO a le vent en poupe, mais il me semble que la publicité est fondamentalement en train de changer : d'abord parce que le web permet de mieux ROIser ses campagnes, ensuite parce que de nouveaux leviers d'acquisition de visibilité/CA ne sont pas basés sur l'achat d'espace (SEO, SMO), ce qui amènent de nombreux amateurs à penser qu'ils les maîtrisent.


2. Le dimanche 30 août 2009 à 16:04, par Arnaud

D'après ma toute petite expérience. Le social marketing demande beaucoup de temps sur du long terme, beaucoup d'expérience... Et au final le cout n'est pas si négligeable que ça.


3. Le lundi 31 août 2009 à 12:32, par Davidd

@nico : Je ne pense pas qu'il faille attendre un retour immédiat et chercher à mesurer l’efficacité des réseaux sociaux avec des indicateurs classiques de ROI tels que : vente en ligne, taux de clic, taux de conversion, …) mais plutôt avec des indicateurs clés de performances (KPI) orientés vers les critères de fidélisation (visite rémanente, taux d’abonnement à un flux rss, à une newsletter, nombre de commentaires, nombre de liens externes, nombre de retweet, nombre de citations de la marque, etc.).

Quelle sera la situation dans 2 ans ? Difficile à prédire, mais je ne pense pas que les réseaux sociaux soient un phénomène de mode. Il représente à la fois pour les utilisateurs une nouvelle manière de s’informer, chercher et prendre la parole sur le web et pour les marques une opportunité unique d’établir une relation plus proche, directe et forte avec leurs utilisateurs pour mieux connaitre leurs attentes et leurs besoins, voire même de les anticiper.

@Arnaud : Tout à fait d'accord, une stratégie de Social Marketing n'est pas "gratuite" même si les couts au démarrage ne sont pas important indépendamment du temps à y consacrer mais le temps c’est de l’argent…

Une solution, est de réussir à déléguer une partie de la création des contenus ou de l’animation et de la modération du coté des utilisateurs en les y intéressant (financièrement ou par le biais de produits en exclusivité, des offres spécifiques, etc.).

Comme pour un feu de joie, l’idéal, c’est qu’à terme ce soit les utilisateurs qui viennent apporter leurs propres pierres à l’édifice, dans le cas d’un feu de joie : du bois, de la nourriture, etc. dans le cas des réseaux sociaux : du contenu, des commentaires, des recommandations, des liens, etc.

Ce qui est encourageant, c’est le développement d'outils qui permettent à la fois de réduire le bruit sur les médias sociaux et à la fois les outils qui permettent de gagner du temps dans la gestion et l'animation de sa e-réputation via des services d’alertes pour limiter l’aspect chronophage indéniable d’une stratégie de social marketing.


4. Le mardi 1 septembre 2009 à 12:09, par Sébastien Billard

En même temps, si tout le monde fait des feux de joie, eh bien les visiteurs vont papillonner puis se lasseront, préférant le nouveau concept des soirées bougies bien plus hype, bientôt rendues ringardes par les soirées lampions, elles-même rendues has-been par les petits déjeuners simulateurs d'aube :D

Au moins ça aura permis au web de vivre et de parler de "candle optimization", de "paper lantern optimization" et de "dawn simulator optimization" sur les blogs :)


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