Règle des 1 %, réseaux sociaux, communautés virtuelles et business model

la règle des 1% du web - 1ère Position

On dispose désormais de retours d’expériences sérieux, notamment celui de Wikipedia, au sujet de la création de contenus par les utilisateurs, et les résultats sont sans appel : 2 % des utilisateurs wikipedia ont créés près de 75 % du contenu de l’encyclopédie libre. L’article en anglais de l’interview de Jimbo Walles et traduit en français sur Laefar.

Cette annonce a donné naissance à une série d’articles très intéressante sur la règle des 1 % pour les services de réseaux sociaux, de communautés virtuelles et Web 2.0 pour faire dans le vent.

La règle est la suivante : pour 100 personnes en ligne, 1 personne va créer un contenu inédit, 10 vont interagir avec le contenu créer et l’enrichir (commenter, améliorer, tagger, recommander, noter…) et les 89 personnes vont l’utiliser et consommer.

Cédric Giorgi pose alors la question suivante « Comment prendre en compte la règle des 1 % pour un business modèle ? »

Il y a plusieurs façons d’aborder la question. Effectivement on peut se dire, puisque 1 % utilisent activement le service, il faut monter le business model autour de ces utilisateurs.

Approche délicate, voire dangereuse, car elle risque de faire perdre au dit service ces contributeurs pourtant essentiels à la bonne marche de celui-ci.

Mon point de vue est assez tranché sur le sujet, le service pour les 1 % doit être gratuit ou proposé à des conditions vraiment avantageuses. Par exemple, dans le domaine des réseaux sociaux, les power networker ou gobetween, qui sont les principaux acteurs du services, par la grandeur et la qualité de leurs réseaux, devraient pouvoir utiliser gratuitement les services de la plateforme, même raisonnement vis-à-vis des beta-testeurs de plus en plus sollicités en lancement de service et après plus rien parfois.

L’autre approche est de partager avec les 1 % une partie des revenus générés par la publicité au prorata de leur participation dans la création des contenus. C’est le business modèle retenu par Dailymotion, et pas encore déployé, il sera intéressant de le suivre dans les mois à venir ?

Enfin et dans le même genre de business model envisageable et encore plus osé est de permettre aux utilisateurs les plus actifs de faire parti du capital du service via un montage financier adapté. En effet, l’avantage majeur de cette stratégie est de tisser un lien extrêmement fort et faire des 1 % les meilleurs prescripteurs et utilisateurs du service. La fidélisation en mode Web 2.0 est l’enjeu de tous ces services puisque les barrières technologiques ont disparus grâce à l’Open-Source notamment. Cette idée peut paraître très avant-gardiste pourtant elle à déjà été utilisé, avec un modèle proche pas tout à fait identique à celui-ci, par le réseau social Viaduc qui compte aujourd’hui plus de 630 000 utilisateurs. Viaduc offre par exemple des mois d’abonnement gratuits toutes les 10 personnes que vous avez invités et qui ont acceptés de rejoindre le réseau.

Puisque ce n’est pas du coté des utilisateurs les plus actifs qu’il faut regarder, les 1 %, où et comment trouver des clients pour ces services ?

Par le biais des 89 % des personnes qui ne font que passer et consommer, et les 10 % qui commentent ou enrichissent le contenu.

Premièrement, ces utilisateurs sont ceux qui vont cliquer sur les liens contextualisés, les offres d’affiliation proposées par le service, pour générer des revenus. C’est le plus évident et le principal business modèle pour de nombreux services de contenus qu’ils soient audios, vidéos, textes. À mi-chemin entre la publicité, la recommandation, et le publi-rédactionnel, ce type de pub est accepté par les utilisateurs, à condition qu’il soit pertinent par rapport aux contenus et intégrer comme un service.

Dans tous les cas, liens contextualisés, affiliation, ou pas, l’avenir des services Web 2.0 est de proposer un service premium, payant donc, qui permette aux utilisateurs de bénéficier d’un service de qualité, c’est-à-dire un service qui permet soit de gagner du temps, gagner de l’argent et marcher tout le temps.

L’avenir passera aussi un moment par une répartition des richesses générées par ces services crées par les utilisateurs eux-mêmes. Que reste-t-il en effet de FlickR sans les photos, Youtube sans les vidéos, à part des coquilles vides ?

Ne nous leurrons donc pas et n’imaginons pas non plus pouvoir exploiter les utilisateurs, sans redistribuer un bénéfice, avantage quelconque. Des voix s’élèvent pour commencer à se plaindre de cette dépendance créée avec ces services et le manque de reconnaissance des utilisateurs les plus actifs. Les utilisateurs ne sont pas dupes, et leurs sanctions radicales, ils n’ont pas peurs de migrer, même par millions, de services en services Web 2.0, s’ils se sentent lésés ou insatisfaits…

Autres articles sur la règle des 1 % sur les réseaux sociaux et communautés virtuelles :

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